Metacrisis, resistant à l'uniformité

 

Attention ! Vous venez de pénétrer dans une zone de combats. Ce territoire est dangereusement contaminé. Si vous n’êtes pas muni des armes et contre-mesures appropriées nous vous conseillons de retourner au plus vite en zone démilitarisée.

 

Samedi 29 octobre 2005

Rien de plus bas et de plus vil que cette clique d’acteurs et chanteurs français qui bêlent tous en choeur lors d’un énième concert humanitaire en faveur des plus démunis et que l’on retrouve à la coupure pub en train de vanter les mérites d’un yaourt ou d’une tranche de jambon qui leur aura rapporté cent mille euros pour une journée de « travail »…

 

Mare de voir les « fils de » envahir les écrans ou les ondes radio, parce que papa ou maman qui ont réussi financièrement dans la société du spectacle ont décidé de coopter le petit dernier, dépourvu de la moindre aptitude, pour qu’il fasse de la télé, du cinéma ou des chansons, au détriment de tel ou tel artiste réellement talentueux qui restera toute sa vie un intermittent nécessiteux par manque de piston…

 

Quelle ironie de voir tous ces anciens jeunes saltimbanques révolutionnaires, idéalistes irrévérencieux, anticonformistes post soixante-huitards rouler en Jaguar, habiter dans les quartiers nantis et envoyer leurs enfants dans des écoles privées en Suisse, paradis fiscal où leur fortune, gérée par des banquiers d’affaire, leur permet de vivre des dividendes générés par le capitalisme le plus ultra. Quelle ironie alors d’entendre ces nouveaux riches esclaves du système et coureurs de cocktails mondains tenir des discours mielleux sur les méfaits de la mondialisation et du libéralisme occidental sur les plateaux télés à l’occasion de la promo d’un énième navet…

 

Oui, monsieur Lanvin, vous avez raison, les artistes sont bel et bien des putains vérolées.

Par Francis Drake - Publié dans : metacrisis
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Samedi 22 octobre 2005

Voici une la copie d'un e.mail écrit au CRIPS suite à la lecture de la page web de leur site ( http://www.lecrips.net/webidf/index.asp?rubrique=brochures ) qui propose une brochure d'information bilingue "franco-arabe" sur le virus du sida

 

Madame Monsieur,

 

Parmi vos plaquettes d’informations sur le virus du sida destinées aux adolescents, je note avec un certain étonnement que vous éditez une brochure bilingue dite « franco-arabe ». Plusieurs choses me paraissent étranges dans cette démarche.

 

Puisque ces brochures sont destinées aux jeunes, est-ce à dire que les adolescents français d’origine  « arabe », donc de troisième génération, ne parlent pas suffisamment bien le français pour le comprendre dans le texte ? Et si ces brochures sont destinées à informer leurs parents, cela signifie-t-il que ces derniers ne parlent pas correctement la langue du pays dans lequel ils sont installés depuis des décennies ?

 

Serait-ce là une des manifestations indirectes d’un repli communautariste plus prononcé que ce qu’on nous laisse habituellement entendre ?

 

Et si ce n’est pas le cas, pourquoi n’éditez vous donc pas de brochures "franco-chinoise, "franco-portugaise" ou "franco-polonaise", par exemple, pour tous les adolescents issus de ces immigrations ?
Se pourraient-ils que ceux là soient suffisamment intégrés pour parler couramment la langue de leur pays d’accueil ?

 

Le terme franco-arabe signifie-t-il que les « arabes » installés en France restent quand même arabes autant que français, bien qu’ils aient la nationalité française ? Et à quoi fait allusion le terme générique d’« arabe », puisqu’il ne correspond ni à une nationalité, ni à une religion, ni même à une provenance géographique bien déterminée ?
Cette démarche revient-elle à dire qu’il ne faut pas vexer les susceptibilités d’une communauté à ce point repliée sur elle-même qu’elle ne veut pas apprendre à lire notre langue ?

 

Dans l'attente de vous lire...

 

 

Par Francis Drake - Publié dans : metacrisis
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Samedi 8 octobre 2005

Bobo : Acronyme de bourgeois bohème, désignant quelques nantis que l’ennui et le besoin de reconnaissance au sein de leur microcosme poussent à repousser les limites du ridicule et du mauvais goût en s’habillant comme des pauvres tout en menant un train de vie de riche…

 

 Ces handicapés du cerveau pousseront le cynisme à son paroxysme en sortant la Visa Gold de leur jean Gucci rapiécé pour payer leur bouteille de champagne à la « Favela Chic » (sic !) Non, non, vous ne rêvez pas, cet établissement parisien très tendance tire bien son nom des taudis insalubres de Rio de Janeiro dans lesquels s’entassent des dizaines de milliers de désoeuvrés qui, dans leur détresse absolue, n’ont sans doute pas l’esprit assez pervers pour imaginer qu’à Paris, quelques bobos en manque d’exotisme malsain aient pu avoir l’audace d’accoler l’adjectif « chic » aux dépotoirs dans lesquels des gosses crèvent littéralement de faim chaque jour que le diable fait.

 A quand le « RMI Dandy » ou « Le Fabulous SDF »

 

 Pour conclure, lu dans un « guide du clubbing » d’octobre 2005, l’interview d’un petit branleur bobo qui répond à quelques questions sur la Favela Chic, que je ne peux m’empêcher de mettre en parallèle avec les réponses que donnerait un habitant d’une authentique favela pas chic :

 

 - L’esprit de la Favela en trois mots ?

Réponse Favela Chic : Festif, coloré et diversifié.

Favela pas chic : insalubre, glauque et invivable.

 

 - Les trois accessoires les plus hype à la Favela ?

Réponse Favela Chic : Une perruque afro extravagante, des lunettes à paillettes qui mangent la moitié du visage, et un boa.

Réponse favela pas chic : Des vêtements, de la nourriture, un toit.

 

 - Vous y buvez quoi ?

Réponse Favela Chic : De la caïpirinha, caïprovska, mojito et beaucoup d’eau

Réponse favela pas chic : un peu d’eau de pluie et beaucoup d’eau croupie.

 

 - Moralité à la Favela Chic ?

Réponse Favela Chic : c’est parfait pour exhiber son nouveau maillot de bain en plein hiver.

Réponse favela pas chic : c’est pas facile de survivre dans la rue en plein hiver.

 

 Si le ridicule ne tue toujours pas, la pauvreté, elle, continue de faire des petits morts dans l’indifférence totale…

Par Francis Drake - Publié dans : metacrisis
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Samedi 8 octobre 2005

Je propose aux jeunes chanteurs de rap des cités, musulmans à temps partiel qui prônent la haine de la société occidentale qui les engraisse - et leur permet accessoirement de se taper leurs catins et leurs rails de coke quotidiens pendant le ramadan - de reverser une partie de leurs cachets mirobolants à leurs amis islamistes rigoristes, sis dans les mêmes cités, afin que ceux-ci, après avoir fait leurs achats au supermarché du coin, puisse venir se faire sauter avec leurs bombes artisanales pendant un de ces concerts insanes, histoire de manifester, à leur manière à eux, leur rejet d’un occident effectivement corrompu jusqu’à l’os.

 

 

Par Francis Drake - Publié dans : metacrisis
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Vendredi 7 octobre 2005

Beware, beware 

They’re on their way

They’re getting closer everyday

But I’m prepared

I’m sure some common sens will

Blow them all away  

 

K’s Choice

Par Francis Drake - Publié dans : metacrisis
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